
Selon le Dictionnaire académique de la Langue française, 9ème édition : ACCALMIE n. f. XVIIIe siècle. Dérivé de calmir.
1. Calme momentané succédant à un coup de vent. Une brève accalmie. Le navire a profité d'une accalmie pour entrer dans le port. 2. Fig. Moment de calme, de repos, faisant suite à une période d'agitation, de crise.
Mais le terme accalmie ne sous-entend-t-il pas aussi que cette période paisible sera par la suite relayée, voire brisée, par une nouvelle crise?
1 commentaire:
Le terme accalmie induit effectivement une impermanence, une sorte de moment de calme précieux, précédant une dévastatrice et inéluctable tempête. La période paisible, dont l'agréable torpeur émane les douces effluves de la sûreté, s'entournille jusqu'à s'étioler dans les ahurissantes spires de la tornade du renouveau, précipitant ainsi dans l'abîme inconnu les certitudes établies. La tempête détruit, et ainsi crée. Elle ouvre et ferme les portes de l'accalmie, laquelle n'a de sens que si la tempête existe.
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