mardi 26 février 2008

La nuit








Au son des reverbères

La lueur de leurs pas

Sublime poudre lunaire

Répandue ça et là




Des cris percent les cieux


Comme l'aiguille qui coud mon coeur


Ces râles miséreux


Déchirent en lambeaux la torpeur




Souffle de vie, relents de mort


Les yeux s'enfuient vers l'infini


Et brûle ici la dépouille du sort


Fin insonore dans le déni




Des cris percent les cieux


Comme l'aiguille qui coud mon coeur


Ces râles miséreux


Déchirent en lambeaux la torpeur



Le rêve se meut dans le réel
Dans la confidence de l'esprit
Le rêve, lui, est éternel


Ce réceptacle des envies



Des cris percent les cieux


L'aiguille a fini son labeur

Ces râles miséreux
Volent et bercent le songeur







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