
Ecrire, écrire, ne plus arrêter d'écrire. Ecrire, écrire, ou bien mourir. Les ténèbres de mon âme ont fini par affecter mon esprit. Ou bien la lucidité de mon esprit a métamorphosé mon âme en une nébuleuse grisâtre. J'ai commencé mon autonomisation, mes premiers pas dans la reconstruction de mon être, dans l'inauguration de ma nouvelle indépendance. Petit à petit, je me détache de tous ces vieux remparts qui m'ont soutenue lorsque j'allais tomber. Petit à petit, je bâtis des murs autour de moi, des murs porteurs de mon envie de m'affirmer en tant que moi.
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Je connais moi aussi ce besoin d'écrire quand plus rien ne va, quand la seule énergie qui nous reste face au desespoir est de s'exprimer seule face à une feuille de papier, de lui livrer toutes les souffrances de notre coeur. En souvenir de la dernière fois où j'ai été dans cet état, voici un petit texte que j'avais écrit :
Sensualité, amour, illusion
La passion face à la raison,
L’excitation d’un moment passé,
La peur d’être blessé.
Un rêve, une plage, l’être aimé,
Un couteau enfoncé dans le cœur,
Une lame tranchante,
Au fond des yeux une lueur,
Simple caresse d’un inconnu,
Réconfort d’un instant,
Ses bras apaisants,
L’oublie de la dépression
Mais l’absence et le doute
Sombrement s’immisce
Dans un cœur fragile
Qui a peur
Inéluctable descente vers l’enfer,
Peur de la fuite de l’inconnu,
De cette solitude qui t’attend,
Qui te guette
Anna
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