vendredi 29 février 2008

Dans l'écho de ta lyre

La cambrure de mes reins t'attend dans l'impatience
Palpitants, tous mes membres frémissent sous ta lueur
Entend le chant de mon coeur que transpirent mes pores
Sous l'éclair de tes yeux, sous ta pluie de jouissance
*
Le rubis s'érige à l'épicentre de mon corps
Ce joyau illumine jusqu'au creux de mes seins
Les caresses sonores de ton souffle, de ta vie
Le bruit de ta main qui respire ma fleur
*
Quand sur ses pétales coule une lave brillante
Dans laquelle cette main fond, pénétrant mon sourire
De ta corne d'amour, ma bouche haletante
Cessera de trembler dans l'écho de ta lyre
*

Le jour du chat

Un jour, alors que, venant de me réveiller difficilement, je m'assis sur mon canapé rongé de vieillesse, le chat vient se caresser contre mon bras endolori.
Je scrutai les tâches de lumières tapissant le plafond, que le soleil dessinait de sa blanche lumière matinale. Mon esprit se focalisa sur l’une d’entre elles, plus grande que les autres, vaste étendue rayonnante. Et, admirant ce tableau improvisé, je me mis à réfléchir sur le sens de mon existence.
Aujourd’hui, je devais, ou je croyais devoir, travailler sur mon mémoire relatif aux mutilations sexuelles féminines, que l’université attend pour la fin de l’année. Aujourd’hui, je devais, ou je croyais devoir, minutieusement nettoyer l’appartement avant que mon ami rentre de son travail. Aujourd’hui, je devais, ou je croyais devoir, rendre visite à mon frère, qui depuis des mois, ne dit mot, qui, depuis des mois, plongé dans un délire paranoïaque, se noie dans les affres de la dépression.
Je sentais le doux vrombissement du chat contre mon bras, et sa chaleur suave qui envahissait mon corps. Le lac lumineux étincelait dans la pièce, reflétant les couleurs des bougies ramollies.
C’est alors que le chat fixant mon regard, attrapa de ses griffes une mèche de mes cheveux. Je tournai la tête vers lui et me plongeai dans son regard, ce mystère ineffable, cette douceur sereine et flegmatique.
Hypnotisée par ces prunelles immobiles, mes yeux se fermèrent dans un mouvement sûr et lent.
J’entendis alors une mélodie de piano jouée avec grâce et félicité. Je rouvris les yeux dans un monde aseptisée, dans un monde merveilleux où je me prélassais. Je sentais des vibrisses caresser mon museau et des griffes acérées poindre aux extrémités de mes doigts.
Assoupie sur le canapé, ce cocon protecteur, je scrutais les tâches de lumière enjolivant le plafond. Aujourd’hui, je me reposerai, lavée du flot de ma pensée. Aujourd’hui, je ronronnerai au contact d’étoffes soyeuses. Aujourd’hui, j’écouterai la mélopée enivrante. Aujourd’hui est un jour d’imperturbable détente.

jeudi 28 février 2008

Voyage

Mon plus beau voyage, ma désertion du réel
Noyade dans les profondeurs de tes prunelles
Dans l'abîme de ces orbites stellaires
Eclairées par la musique des vagues dans l'air

Touchant par l'esprit cette mousse verdoyante
Le rêve quitte le corps et pénère ta lumière
Carresses du regard dans cette étrange antre
Evanescence des sens dans tes éclats de verts

Lagune cosmique à l'abri du chaos
Submergeant les mots, Salvatrice des maux,
Dans cette garrigue de mystères
Evanescence des sens dans l'éclat de mes vers

mardi 26 février 2008

La nuit








Au son des reverbères

La lueur de leurs pas

Sublime poudre lunaire

Répandue ça et là




Des cris percent les cieux


Comme l'aiguille qui coud mon coeur


Ces râles miséreux


Déchirent en lambeaux la torpeur




Souffle de vie, relents de mort


Les yeux s'enfuient vers l'infini


Et brûle ici la dépouille du sort


Fin insonore dans le déni




Des cris percent les cieux


Comme l'aiguille qui coud mon coeur


Ces râles miséreux


Déchirent en lambeaux la torpeur



Le rêve se meut dans le réel
Dans la confidence de l'esprit
Le rêve, lui, est éternel


Ce réceptacle des envies



Des cris percent les cieux


L'aiguille a fini son labeur

Ces râles miséreux
Volent et bercent le songeur







Un très joyeux anniversaire à Alice


Bon, je vais commencer mon message par une citation un peu cynique : "Même les cons ont leur jour de gloire : leur anniversaire".

Si le choix de la citation est douteux, l'intention y est.

J'espère que cette nouvelle année sera encore meilleure que les précédentes, que tu seras encore plus épanouie qu'avant, et je compte sur Alex pour contribuer à la réalisation de ton bonheur.

J'en profite pour marquer du sceau de mon blog notre amitié qui semble avoir vocation à l'éternité.
Que de moments inoubliables nous avons partagés !

Et je terminerai par une autre citation, tout aussi malvenue que la première, mais qui me paraît être à la fois juste et inquiétante : "D'âge en âge, on ne fait que changer de folie" (Pierre Claude Nivelle de la Chausée, dont le nom ne m'évoque absolument rien. Pardonnez moi mon inculture).

dimanche 24 février 2008

L'essentiel

"Ne limitez pas votre existence, sous prétexte de refuser ce qui n'est pas essentiel, car cette notion d'essentiel vous est inculquée par votre mental aussi". Le Bréviaire du Chevalier.




L'essentiel est une notion très subjective et inéluctablement appréhendée par l'individu par le prisme des valeurs qu'on lui a inculquées dès sa naissance. Il est comme un miroir dans lequel on aperçoit le reflet de ce qui importe à la société dans laquelle nous évoluons.

Cette société fixe pour ses individus des objectifs à atteindre, une réussite professionnelle, une promotion sociale, un gain d'argent, une perfection physique, un dépassement de soi.

Mais l'essentiel d'ici n'est pas l'essentiel d'ailleurs. Réduire l'essentiel à ce qui est entendu comme primordial dans sa propre communauté serait faire preuve d'ethnocentrisme.

Alors que l'essentiel dans le monde occidental est souvent perçu comme étant en étroite relation avec l'accomplissement de soi par le travail, la construction d'un projet personnel à travers l'élaboration d'une carrière professionnelle, il est des contrées où l'essentiel repose sur l'art de ressentir la vie de son corps en connection avec les éléments de la nature qui l'entourent, sur la méditation et la conquête d'un état où même la pensée n'est plus.

Enveloppe sensorielle

Huile sur toile, par Anahita, Octobre 2007

samedi 23 février 2008

La carte de l'être


A écouter : Mystère de mélancolie

vendredi 22 février 2008

Plaisir des sens


Car parfois les mots sont de trop...


Parce qu'après le calme sévit toujours la tempête


Selon le Dictionnaire académique de la Langue française, 9ème édition : ACCALMIE n. f. XVIIIe siècle. Dérivé de calmir.
1. Calme momentané succédant à un coup de vent. Une brève accalmie. Le navire a profité d'une accalmie pour entrer dans le port. 2. Fig. Moment de calme, de repos, faisant suite à une période d'agitation, de crise.
Mais le terme accalmie ne sous-entend-t-il pas aussi que cette période paisible sera par la suite relayée, voire brisée, par une nouvelle crise?

Un petit message pour mon Amour...


"Une femme sans mari est un champ sans pluie" (proverbe indien).





Parce que la magie de nos coeurs liés bouleverse ma raison
Parce que rien ne peut juguler ma passion
Me faire tienne pour l'éternité est mon souhait
Vêtue de pureté pour notre accord parfait

Enveloppée de tes ondes protectrices
Je t'ouvrirai à l'infini ma matrice
Auréolée de ton agressive douceur
Ta pluie ferait mon bonheur

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jeudi 21 février 2008

Ecrire


Ecrire, écrire, ne plus arrêter d'écrire. Ecrire, écrire, ou bien mourir. Les ténèbres de mon âme ont fini par affecter mon esprit. Ou bien la lucidité de mon esprit a métamorphosé mon âme en une nébuleuse grisâtre. J'ai commencé mon autonomisation, mes premiers pas dans la reconstruction de mon être, dans l'inauguration de ma nouvelle indépendance. Petit à petit, je me détache de tous ces vieux remparts qui m'ont soutenue lorsque j'allais tomber. Petit à petit, je bâtis des murs autour de moi, des murs porteurs de mon envie de m'affirmer en tant que moi.

Pourquoi pas ?


Certains de mes proches s'étonnent, s'offusquent même du fait que je créé un blog et que j'écris des mots qui parlent de moi. Mais pourquoi pas? Je voudrais me servir de ce lieu, difficilement localisable, comme d'un puits au fond duquel je lancerais les cailloux qui lacèrent ma plante voutaire à chaque fois que je fais un pas.

mardi 19 février 2008

Mon premier livre

Le livre Post Crisum

Méditation matinale


Je me réveille en ce matin avec l'envie de m'atteler à combattre toutes les ondes néfastes qui embouteillent mon esprit. Peut-être trouverai-je la sérénité ou peut-être ne trouverai-je qu'un simulacre de béatitude... Car peut-être que la sérénité ne peut être appréciée que lorsqu'elle surgit au milieu d'instants perturbés, que lorsqu'elle s'érige à l'épicentre des marasmes du doute et de la mélancolie et du doute mélancolique.

lundi 18 février 2008

Extraits de Post Crisum


"Les contusions qui pressent mes membres frêles me font souffrir. La chaleur qui émane de mon corps exsangue ralentit mes mouvements. L’évanescence de mes sens et la douce flottaison de mon esprit m’emportent subrepticement dans le rêve".

dimanche 17 février 2008

samedi 9 février 2008

Précisions

Juste pour dire que j'aimerais que l'on joue au CADAVRE EXQUIS.

vendredi 8 février 2008

Harmonie dissonante


Il caresse de sa main sensuelle les cordes abîmées de sa guitare. Une mélodie énigmatique et enivrante s’échappe de la bouche de l'instrument. Les dunes de mélancolie formées par cet air langoureux se répandent en un sable qui émousse mes maux. Mes membres s'alanguissent et ne s'éveilleront que dans la tornade de la note finale.
A écouter : Survol des dunes